Journal du Club des Cordeliers - Mort du fondateur de Mango: son fils Jonathan Andic fustige une accusation "grave et infondée"

Euronext
AEX -1.05% 1042.18
BEL20 -0.8% 5603.79
PX1 -1.03% 8173.11
ISEQ -1.19% 13178.63
OSEBX 0.12% 2045.9 kr
PSI20 -0.31% 9195.51
ENTEC -0.41% 1416.23
BIOTK -2.04% 4107.14
N150 -0.62% 4286.83
Mort du fondateur de Mango: son fils Jonathan Andic fustige une accusation "grave et infondée"
Mort du fondateur de Mango: son fils Jonathan Andic fustige une accusation "grave et infondée" / Photo: Lluis GENE - AFP/Archives

Mort du fondateur de Mango: son fils Jonathan Andic fustige une accusation "grave et infondée"

Inculpé pour la mort de son père, fondateur du géant du textile Mango, Jonathan Andic s'est défendu mardi dans une lettre ouverte, qualifiant l'accusation le visant de "grave, injuste et infondée" et annonçant son départ provisoire du groupe espagnol pour se consacrer à sa défense.

Taille du texte:

"Je prends cette décision avec tristesse, mais convaincu que c’est ce qu’il y a de mieux pour l’entreprise et pour moi. J’aborde ce processus avec sérénité et fermeté, et j’ai besoin de concentrer toute mon énergie à démontrer mon innocence", écrit Jonathan Andic dans une lettre ouverte consultée mardi par l'AFP.

Jonathan Andic, 45 ans, a payé il y a une semaine une caution d’un million d’euros pour éviter d’être placé en détention provisoire, après avoir passé plusieurs heures en garde à vue en tant que suspect dans la mort d'Isak Andic, en décembre 2024.

Le quadragénaire, qui a toujours clamé son innocence, était seul avec son père lorsque l'entrepreneur âgé de 71 ans avait fait une chute mortelle alors qu'il marchait sur un sentier du massif de Montserrat, dans les environs de Barcelone (nord-est de l'Espagne) le 14 décembre 2024.

S'il a annoncé mardi sa décision de quitter "temporairement" ses fonctions de vice-président de Mango, le fils aîné d’Isak Andic a toutefois précisé qu'il maintiendrait "un lien avec d’autres projets familiaux, entrepreneuriaux et sociaux".

- "Moments difficiles" -

"Il y a environ dix-sept mois, j'ai perdu mon père dans des circonstances profondément douloureuses pour moi, ma famille et notre entourage proche. À ce deuil est venu s’ajouter le fait de devoir vivre avec l’accusation la plus grave, injuste et infondée qui puisse peser sur une personne", a-t-il aussi assuré dans cette lettre, sa première prise de parole publique sur les faits.

"Je tiens à exprimer, du fond du cœur, que j’ai aimé et que j’aime profondément les miens et, d’une manière très particulière, mon père. (...) Comme dans tant de familles, nous avons aussi traversé des moments difficiles et complexes, que nous avons surmontés au prix de grands efforts, de générosité et d’aide", a-t-il poursuivi, disant bénéficier du "plein soutien" de sa famille et de son entourage.

L'enquête sur le décès d'Isak Andic, d’abord considéré comme accidentel, avait été classée, avant d'être rouverte et requalifiée en possible homicide des mois après, en se concentrant sur son fils.

Les relations entre le père et le fils avaient été, dès lors, au centre de l’attention des enquêteurs, comme l’a souligné la juge dans l’ordonnance rendue la semaine dernière.

Parmi les indices énumérés, la magistrate avait fait référence à la supposée "mauvaise relation" entre le père et le fils, due à "l’obsession (...) pour l’argent" de Jonathan Andic, évoquant un "possible mobile économique" à l'homicide présumé, découlant de l’intention d’Isak Andic de modifier son testament pour créer une fondation destinée à aider les personnes dans le besoin.

- "Soutien absolu et inconditionnel" -

Parmi les indices relevés dans les investigations, les enquêteurs ont également mentionné les multiples visites que le fils aurait effectuées sur les lieux de l’accident dans les jours précédents, ou encore les circonstances mêmes de la chute du fondateur de Mango.

"Les lésions relevées dans l’autopsie excluent pratiquement que la chute ait été le produit d'un simple dérapage ou faux pas", indique l’ordonnance judiciaire.

"On a élaboré un récit public à partir d'une vision partielle, décontextualisée et déformée, qui a créé une perception de culpabilité étrangère à la réalité. Je sais que le déconstruire exigera du temps, des efforts et un engagement intense", s'est défendu mardi Jonathan Andic.

Président du conseil d'administration de Mango, Toni Ruiz, a exprimé mardi "son plus grand respect, sa compréhension et son soutien" à Jonathan Andic dans un message envoyé aux salariés du groupe Mango, a aussi fait savoir ce dernier dans un communiqué.

La famille Andic a également publié un nouveau communiqué exprimant "son soutien absolu et inconditionnel à la décision prise par Jonathan de se retirer temporairement de ses fonctions chez Mango afin de se concentrer sur sa défense".

C.Robert--JdCdC