Journal du Club des Cordeliers - Disney s'associe à TikTok pour tirer davantage profit de ses univers légendaires

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Disney s'associe à TikTok pour tirer davantage profit de ses univers légendaires
Disney s'associe à TikTok pour tirer davantage profit de ses univers légendaires / Photo: Chris Delmas - AFP/Archives

Disney s'associe à TikTok pour tirer davantage profit de ses univers légendaires

Le géant américain du divertissement Disney a noué un partenariat avec TikTok autorisant l'utilisation d'extraits de ses films et séries, qui ont marqué des générations entières, dans les vidéos courtes publiées sur la plateforme asiatique.

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"TikTok offrira à ses créateurs l'accès à des ressources liées à des centaines de films et de séries tirés de l'immense catalogue de franchises emblématiques et de propriétés intellectuelles appréciées de Disney", écrit l'entreprise dans un communiqué, citant notamment l'univers des films Pixar, Marvel ou "Star Wars".

Cet accord doit être lancé en phase pilote aux Etats-Unis dans les prochains mois, avant d'être éventuellement étendu à d'autres pays, explique Disney. Les créateurs participant au programme verront leurs vidéos également être diffusées sur une nouvelle rubrique de la plateforme Disney+.

"Les contenus créés par les fans jouent un rôle de plus en plus important dans la façon dont les publics découvrent et s'impliquent (...) dans le divertissement", avance Disney.

"Des décennies d'investissements dans nos franchises ont permis de tisser des liens profonds avec les fans, qui se traduisent en résultats financiers très solides", a commenté le géant de Burbank (Californie), dans un communiqué distinct consacré aux résultats du troisième trimestre de son exercice décalé 2026.

Ainsi, son chiffre d'affaires trimestriel a augmenté de 7% sur un an à 25,2 milliards de dollars, soutenu par ses parcs d'attractions, son offre de streaming et le succès en salles de "Toy Story 5" depuis sa sortie en juin.

En revanche, le bénéfice net a été divisé par deux par rapport à l'année précédente, à 2,63 milliards de dollars, tout en étant au-dessus des attentes des analystes. Cette chute s'explique par une comparaison défavorable due à un élément exceptionnel un an plus tôt.

- Objectifs confirmés -

Au troisième trimestre de son exercice fiscal 2025, Disney avait en effet bénéficié d'un avantage fiscal exceptionnel de près de 3,3 milliards de dollars, lié à un changement de classification fiscale de la plateforme de streaming Hulu aux Etats-Unis.

Dans ces circonstances, le groupe a confirmé son objectif de hausse de 16% de son bénéfice par action à données comparables pour l'ensemble de l'exercice en cours. Elle devrait être supérieure à 10% pour l'exercice 2027, a-t-il indiqué.

Vers 18H40 GMT, l'action Disney progressait de 3,36% à la Bourse de New York.

"Malgré les incertitudes macroéconomiques persistantes, nous sommes sur la trajectoire pour terminer l'année avec force", a assuré le directeur général Josh D'Amaro, lors d'une audioconférence avec des analystes.

De son côté, le directeur financier Hugh Johnston a reconnu que les activités du groupe "n'étaient pas immunisées" contre les conséquences de la guerre au Moyen-Orient depuis fin février, évoquant "un consommateur plus fébrile" notamment du fait des prix des carburants.

Il a noté que le conflit ne changeait pas le projet de construction d'un parc d'attractions à Abou Dhabi, et a relevé une "demande forte" dans les parcs d'attractions aux Etats-Unis et pour les croisières.

La branche regroupant parcs d'attractions, navires de croisière et produits dérivés a ainsi vu ses revenus progresser de 10%, pour atteindre près de 10 milliards de dollars, tirée avant tout par une hausse des volumes.

Selon le groupe, cette performance s'explique par une hausse des dépenses par visiteur dans ses parcs américains et par la mise en service de nouveaux bateaux de croisière, qui viennent compenser "une faiblesse" observée dans les parcs d'attraction en Asie.

Sur le front du streaming, ses plateformes Disney+ et Hulu ont connu une croissance de 15% des revenus liés aux abonnements par rapport à la même période de l'exercice précédent. Le groupe a également signalé des "gains importants" d'audience pour la chaîne sportive ESPN.

Josh D'Amaro a fait savoir aux analystes que le groupe étudiait l'opportunité d'un service de streaming gratuit, "pour étendre notre filet vers une catégorie de consommateurs davantage soucieux des coûts".

Côté cinéma, les studios ont profité de la sortie de "Toy Story 5", dont les recettes au box-office mondial ont déjà franchi la barre du milliard de dollars.

En revanche, Disney concède que le film "Star Wars: The Mandalorian and Grogu" ainsi que la version en prise de vues réelles de "Vaiana" ont réalisé "des performances inférieures" à ses propres "attentes".

Mais le "Mandalorian" a pu se rattraper en donnant un coup de fouet, avec "Toy Story 5", aux ventes de produits dérivés, dont le chiffre d'affaires a connu la plus grosse croissance sur un an en vingt trimestres.

L.Lemoine--JdCdC