Journal du Club des Cordeliers - Doctolib lance son laboratoire d'intelligence artificielle

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Doctolib lance son laboratoire d'intelligence artificielle
Doctolib lance son laboratoire d'intelligence artificielle / Photo: Grégoire CAMPIONE - AFP/Archives

Doctolib lance son laboratoire d'intelligence artificielle

Le géant du rendez-vous médical en ligne Doctolib a créé son "laboratoire d'intelligence artificielle (IA) clinique", en lien notamment avec le CHU de Nantes, l'Inserm et diverses sociétés savantes, et y investit 20 millions d'euros en 2026, a-t-il annoncé lundi soir.

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Ce "projet collectif", officiellement lancé lundi après "des mois" de travail, fédère autour de Doctolib des institutions "de référence" dans le domaine de l'IA dont l'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (INRIA), et l'allemand DFKI, a indiqué à l'AFP Doctolib, confirmant une information du quotidien Le Figaro.

Il associe aussi des équipes du CHU de Nantes, divers soignants "utilisateurs" de la plateforme, plusieurs sociétés savantes dont la société Française de Pédiatrie, ou encore "des laboratoires de pointe sur la santé des enfants comme le laboratoire du Pr Mazza à Lyon", précise l'entreprise.

Les unités de recherche sont ainsi réparties entre Paris, Nantes et Berlin.

L'objectif est de "s'appuyer sur cette expertise" pour offrir à terme aux médecins des outils d'aide à la décision clinique et aux patients "un assistant de santé complet" pour notamment préparer sa consultation, mieux comprendre son diagnostic ou son traitement, avec "la plus grande fiabilité médicale" et "les normes de sécurité les plus sûres", souligne Doctolib.

Le géant de la tech rappelle être en contact avec plus de 400.000 soignants, 1.000 établissements de santé et 90 millions de patients. Il a aussi recruté pour porter à 900 le nombre de personnes travaillant dans la recherche et le développement, dont 100 uniquement sur l'IA.

Doctolib veut développer des outils qui contrairement aux assistants IA généralistes, ne répondent "que lorsque le niveau de confiance est suffisant", et seront "entraînés sur des connaissances validées et locales, pas sur tout le web", a expliqué au Figaro le président de Doctolib, Stanislas Niox-Chateau.

Selon le Figaro, le CHU de Nantes contribuera par exemple à établir des règles sur le niveau d’urgence dans la prise en charge des enfants.

Pour les services aux médecins, "à l’avenir, (...) nous irons plus loin dans l’aide à l’anamnèse (reconstitution des antécédents médicaux du patient, NDLR) , à la prescription ou au diagnostic. L’IA pourra encore aider à prédire le risque de survenue d’une maladie", a indiqué M. Niox-Chateau au Figaro.

Les recherches seront publiées et accessibles pour "favoriser l’innovation en santé en Europe", précise l'entreprise.

L.Leclerc--JdCdC