Ameublement: une seule offre globale déposée pour la reprise d'Alinea
L'enseigne d'ameublement Alinea (1.200 salariés), actuellement en redressement judiciaire, a reçu jeudi une unique offre globale de reprise émanant du groupe roumain SDC, qui s'engage à préserver 572 emplois ainsi que 20 des 36 magasins de la marque de la galaxie Mulliez (Auchan...).
Une audience s'est ouverte jeudi en début d'après-midi devant le tribunal des affaires économiques de Marseille en présence des différentes parties.
Six offres sont sur la table dont cinq considérées comme anecdotiques de Ikea, Grand Frais, Cargo, B&M, Leroy Merlin qui souhaitent reprendre des magasins à la marge, avec à la clé le maintien de huit à 30 salariés selon les propositions.
Contre toute attente, la holding SDC, basée à Bucarest, a finalement déposé une offre lundi, juste avant la clôture définitive des candidatures à la reprise, après s'être initialement désistée en février mettant à rude épreuve les nerfs des salariés. Il s'agit de la seule offre complète.
Selon un document consulté par l'AFP et révélé par Le Canard enchaîné, le repreneur roumain souhaite "reprendre l'activité d'Alinea telle qu'elle existe aujourd'hui à l'exception de sept magasins dont la taille et la performance ne cadrent pas avec la stratégie".
Le groupe entend adapter l'enseigne de mobilier, dont le siège social est basé près de Marseille, à Aubagne, "à la réalité du marché" et transformer Alinea en une "PME agile".
Sa stratégie repose sur "la fermeture des sites déficitaires, le redéploiement des ressources vers les 20 points de vente à fort potentiel" et la cessation des "activités périphériques non contributives" telles que les pôles cuisine, restauration et atelier culinaire.
Si l'offre est acceptée, les sept magasins qui ne seront pas repris seront: Aubagne, Herblay (Val-d'Oise), Orléans (Loiret), Bègles (Gironde), Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), de Melun (Seine-et-Marne) et Chambourcy (Yvelines). Seuls 572 emplois seront maintenus sur les 1.200 avec l'engagement "à ne procéder à aucun licenciement économique dans les 24 mois".
"Nous nous opposons au retour de SDC et de leur offre que nous jugeons indigne et en laquelle nous n'avons plus aucune confiance", a déclaré Margaux Palvini représentante FO à Aubagne, devant le tribunal des affaires économiques de Marseille où une vingtaine de salariés sont réunis munis de pancartes: "Pas de reprise sauvage, laissez-nous tourner la page".
Le tribunal devrait rendre une décision dans un délai de deux semaines avec trois suites possibles: le plan de redressement, la cession de l'entreprise ou la liquidation judiciaire.
A.Aubert--JdCdC