Journal du Club des Cordeliers - Poutine "n'a pas atteint ses objectifs" de guerre, dit Zelensky pour le 4e anniversaire de l'invasion russe

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Poutine "n'a pas atteint ses objectifs" de guerre, dit Zelensky pour le 4e anniversaire de l'invasion russe
Poutine "n'a pas atteint ses objectifs" de guerre, dit Zelensky pour le 4e anniversaire de l'invasion russe / Photo: HENRY NICHOLLS - AFP

Poutine "n'a pas atteint ses objectifs" de guerre, dit Zelensky pour le 4e anniversaire de l'invasion russe

Vladimir Poutine "n'a pas atteint ses objectifs" de guerre ni "brisé les Ukrainiens", a déclaré le président Volodymyr Zelensky dans une vidéo diffusée mardi, quatre ans jour pour jour après l'invasion de son pays par la Russie.

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Le président russe, Vladimir "Poutine n'a pas atteint ses objectifs. Il n'a pas brisé les Ukrainiens. Il n'a pas gagné cette guerre", a déclaré M. Zelensky dans un message vidéo. "Nous avons préservé l'Ukraine et nous ferons tout pour parvenir à la paix, et pour que justice soit faite. Nous voulons la paix, une paix forte, digne et durable", a-t-il ajouté.

Peu avant, la cheffe de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est arrivée en Ukraine, pour manifester le soutien de l'UE à l'occasion de cet anniversaire.

Elle a indiqué sur la plateforme X souhaiter "envoyer un message clair au peuple ukrainien et à l'agresseur: nous ne céderons pas tant que la paix ne sera pas rétablie".

La dirigeante doit avec le président du Conseil européen, António Costa, prendre part à une rencontre trilatérale avec M. Zelensky.

Ils ont également prévu de participer à une réunion en visioconférence de la Coalition des volontaires, rassemblant des alliés de Kiev.

Conflit le plus sanglant en Europe depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, l'offensive massive russe a fait au moins des centaines de milliers de morts et de blessés. Elle a aussi suscité un bouleversement géopolitique, poussant de nombreux pays européens à multiplier leurs dépenses militaires, en vue d'un possible affrontement contre la Russie.

Les négociations diplomatiques entre Kiev et Moscou amorcées en 2025 sous l'égide des Etats-Unis n'ont, pour l'heure, pas permis d'arrêter les combats.

Dans un communiqué, le Conseil européen a fait savoir que Mme von der Leyen et M. Costa seraient présents à une "cérémonie de commémoration" et se rendraient sur le site d'une installation énergétique ukrainienne endommagée par les frappes russes.

- Négociations bloquées -

L'armée russe, qui occupe quelque 20% de l'Ukraine, bombarde quotidiennement des zones civiles et des infrastructures, ce qui a récemment provoqué, en plein milieu d'un hiver particulièrement glacial, la pire crise énergétique dans ce pays depuis le début de l'invasion le 24 février 2022.

Les alliés occidentaux de l'Ukraine ont imposé de lourdes sanctions à la Russie, la forçant à réorienter ses exportations d'hydrocarbures, essentielles à son économie, vers de nouveaux marchés, notamment en Asie.

Malgré de lourdes pertes, les troupes russes ont continué ces derniers mois d'avancer lentement sur le front, notamment dans le Donbass, le grand bassin industriel de l'est de l'Ukraine, épicentre des combats et dont Moscou revendique l'annexion.

Les négociations en cours, sous médiation américaine, bloquent principalement sur l'exigence de Moscou d'un abandon par les troupes ukrainiennes de la région orientale de Donetsk, un scénario que Kiev rejette.

Vendredi, dans un entretien avec l'AFP, le président Zelensky a souligné vouloir d'abord des garanties de sécurité de la part de Washington et un cessez-le-feu avant de "parler de compromis", y compris territorial, avec les Russes.

L'Ukraine demande notamment, en tant que garantie de sécurité, le déploiement de troupes européennes sur son territoire, ce que Moscou exclut.

M. Poutine a, quant à lui, averti à plusieurs reprises qu'il poursuivrait ses objectifs par la force si la voie diplomatique venait à échouer.

- Un coût de 500 milliards -

La guerre a causé d'immenses destructions en Ukraine, un pays qui, avant le conflit, était déjà en proie à des difficultés économiques.

La reconstruction après la guerre coûtera quelque 588 milliards de dollars (plus de 500 milliards d'euros) sur la prochaine décennie, selon un rapport commun de Kiev, de la Banque Mondiale, de l'Union européenne et des Nations unies paru lundi.

Pour expliquer sa décision de déclencher l'invasion, le Kremlin avait notamment soutenu que l'ambition de l'Ukraine de rejoindre l'Otan menaçait la sécurité de la Russie.

Lundi, au cours d'une remise de médailles à l'occasion de la journée des "défenseurs de la patrie", célébrée le 23 février, M. Poutine a assuré que les soldats russes protégeaient en Ukraine "les frontières" de la Russie, assuraient "la parité stratégique" entre puissances et combattaient pour "l'avenir" de leur pays.

L'Ukraine, une ex-république soviétique, juge pour sa part que cette guerre illustre une résurgence de l'impérialisme russe visant à soumettre le peuple ukrainien.

Dans un entretien avec la BBC diffusé dimanche, Volodymyr Zelensky a estimé que Vladimir Poutine avait déclenché en Ukraine "une troisième guerre mondiale" et voulait "imposer son propre monde".

R.Rousseau--JdCdC