Iran: la Corée du Nord dit respecter l'élection du nouveau guide suprême
La Corée du Nord respecte le choix de l'Iran concernant son nouveau guide suprême, a rapporté mercredi la presse d'Etat, tout en accusant les Etats-Unis et Israël de détruire la paix régionale.
"S'agissant de la récente annonce officielle selon laquelle l'Assemblée des experts d'Iran a élu le nouveau dirigeant de la Révolution islamique, nous respectons le droit et le choix du peuple iranien d'élire son guide suprême", a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, cité par l'agence officielle KCNA.
Mojtaba Khamenei est devenu dimanche le nouveau dirigeant iranien, en remplacement de son père, l'ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février, au premier jour des opérations militaires américano-israéliennes contre l'Iran.
La Corée du Nord, adversaire de longue date des Etats-Unis, avait auparavant condamné l'attaque américano-israélienne contre l'Iran, la qualifiant d''acte d'agression illégal".
Mercredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a réitéré cette position, estimant que les Etats-Unis et Israël "détruisent les fondements de la paix et de la sécurité régionales et aggravent l'instabilité à l'échelle mondiale".
Ces derniers mois, l'administration Trump a intensifié ses efforts pour relancer des pourparlers de haut niveau avec Pyongyang, envisageant même un sommet cette année entre le président américain et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.
Après avoir largement ignoré ces ouvertures pendant des mois, M. Kim a récemment déclaré que les deux pays pourraient "bien s'entendre" si Washington acceptait le statut de puissance nucléaire de la Corée du Nord.
Mercredi, l'agence d'Etat KCNA a par ailleurs rapporté que Kim Jong Un avait supervisé de nouveaux tirs d'essai de missiles de croisière stratégiques depuis un destroyer, alors qu'Etats-Unis et Corée du Sud conduisent depuis lundi des manoeuvres annuelles.
Avec la guerre au Moyen-Orient à l'arrière-plan, le Nord ne considère plus ces exercices américano-sud-coréens comme seulement "défensifs et routiniers" mais comme des répétitions en vue d'une "guerre", analyse Yang Moo-jin, ancien président de l'Université des études nord-coréennes.
Le dirigeant était accompagné de sa fille Ju Ae, pressentie pour lui succéder un jour, selon des photos officielles.
A.André--JdCdC