Journal du Club des Cordeliers - Mondial-2026: accroché par la Nouvelle-Zélande, l'Iran se dit "maltraité"

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Mondial-2026: accroché par la Nouvelle-Zélande, l'Iran se dit "maltraité"

Mondial-2026: accroché par la Nouvelle-Zélande, l'Iran se dit "maltraité"

Après des mois d'incertitudes, l'Iran a bel et bien débuté lundi à Los Angeles sa Coupe du monde et ce, par un nul 2-2 contre la Nouvelle-Zélande dans un match marqué par la géopolitique et la bataille des symboles.

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Toutes les équipes du groupe G comptent un point après le nul 1-1 entre la Belgique et l'Egypte plus tôt dans la journée.

La Team Melli aura finalement bel et bien foulé la pelouse du stade ultra-moderne de Los Angeles, aux Etats-Unis, pays coorganisateur du Mondial qui avait déclenché il y a trois mois et demi avec Israël un conflit qui a embrasé le Moyen-Orient.

Exilée à la dernière minute au Mexique, gênée par l'absence de visas américains pour une quinzaine de membres de l'encadrement, la sélection iranienne a fini par jouer au foot, mais elle est la "plus maltraitée" du Mondial selon son sélectionneur Amir Ghalenoei, qui veut toutefois séparer le ballon "de la politique".

- "Liberté" -

Un avis peu partagé lundi par des membres de la diaspora de "Tehrangeles" qui ont manifesté contre la République islamique devant le stade, et les centaines de supporters qui ont exhibé dans l'enceinte le lion et le soleil, symboles du drapeau d'avant la révolution de 1979.

Des officiels iraniens avaient rappelé qu'il était de la responsabilité de la Fifa de s'assurer que le drapeau actuel soit le seul visible, et menacé d'arrêt de la rencontre dans le cas contraire.

De nombreux drapeaux ornés du lion et du soleil ont bien été brandis dans les tribunes, ont constaté des journalistes de l'AFP, notamment pendant l'hymne, en partie hué, avant que le public n'apporte un bruyant soutien aux joueurs.

Un responsable de la sécurité du stade, souhaitant rester anonyme, a expliqué avoir eu pour consignes de repérer ces drapeaux pour adresser un avertissement à leur propriétaire, avant une potentielle expulsion. Le règlement de la Fifa interdit tout accessoire de "nature politique" dans les stades, mais son application est à géométrie variable.

"C'est un drapeau pour la liberté (...) nous sommes là pour être la voix des victimes" de la répression sanglante de janvier, explique Ali Reza, drapeau replié, après avoir été réprimandé par la sécurité.

- Just un doublé -

"Nous soutenons la nation et le peuple iraniens, pas vraiment l'équipe qui n'a pas dit un mot depuis janvier", ajoute ce supporter qui n'a pas souhaité donner son nom de famille, après avoir recouvert son t-shirt orné du lion pour entrer dans l'enceinte.

Sur la pelouse, l'Iran a été refroidi par l'ouverture rapide du score par la Nouvelle-Zélande, la faute à une défense trop passive face à un habile jeu à trois entre Chris Wood, Sarpret Singh, et le buteur Elijah Just (7e).

Supérieure techniquement, la Team Melli a regretté le poteau trouvé par son attaquant vedette Mehdi Taremi (23e) mais fait rugir le stade sur l'égalisation de près de Ramin Rezaeian (32e), grâce à un duel gagné par Shahriyar Moghanloo dans la surface.

Les Iraniens ont même cru prendre l'avantage juste avant la pause, mais Ali Nemati était hors jeu avant son coup de tête (45+5).

La Team Melli a été surprise en transition par le même trio offensif kiwi, Singh pour Wood qui a pu remettre à Just, auteur d'un doublé (54e), avant de réagir dix minutes plus tard d'un joli coup de tête de Mohammad Mohebbi, trouvé par un centre de Rezaeian (64e).

L'Iran, qui espère franchir la phase de poules pour la première fois de son histoire, jouera de nouveau à Los Angeles le 21 juin contre la Belgique, puis face à l'Egypte le 26 juin à Seattle.

L'équipe va pour cela multiplier les allers-retours entre Tijuana (Mexique) et les Etats-Unis, "un désastre logistique" a regretté Taremi.

"Nous sommes fatigués de cette situation, nous avons eu de nombreux problèmes ces derniers mois, on veut juste la paix, la joie... Ce sont les slogans de la Fifa non?", a demandé le capitaine, qui a révélé avoir eu la visite du président de l'instance Gianni Infantino dans le vestiaire.

"On lui a demandé les mêmes choses (...) il veut aider mais il y a d'autres problèmes" qui entravent son équipe, a-t-il dit sans mentionner directement l'administration américaine.

L.Leclerc--JdCdC