Journal du Club des Cordeliers - Le grand soir pour Céline Dion, de retour sur scène à Paris

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Le grand soir pour Céline Dion, de retour sur scène à Paris
Le grand soir pour Céline Dion, de retour sur scène à Paris / Photo: Anna KURTH - AFP/Archives

Le grand soir pour Céline Dion, de retour sur scène à Paris

Plus de six ans qu'elle en rêvait : Céline Dion donne samedi soir le coup d'envoi d'une série de concerts devant des fans du monde entier, un retour en grande pompe près de Paris comme un symbole de sa résilience.

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Depuis qu'elle a quitté Las Vegas pour la France fin août, la chanteuse québécoise a transformé le compte à rebours jusqu'au premier concert en une sorte de première partie inédite : apparitions presque quotidiennes à la sortie du palace parisien où elle séjourne, échanges avec le public qui l'attend parfois jusqu'au milieu de la nuit... Sans oublier l'avalanche de produits dérivés, des T-shirts aux macarons.

Dans un secret quasi total, la diva aux plus de 260 millions d'albums vendus a aussi enchaîné les répétitions à la Plenitude Arena (ouest de Paris) en vue de ses retrouvailles avec la scène. Seul indice : "Mettez-vous de bonnes chaussures !", a-t-elle lancé devant son hôtel.

- "Phénix" -

A 58 ans, la native de Charlemagne (Québec) se trouve face à un nouveau défi de taille, après avoir surmonté en 2016 le décès de René Angélil, son impresario et le père de ses trois fils.

A la merci d'un nouvel épisode violent de paralysie, elle avait alors livré des nouvelles alarmantes de sa santé, puis s'était éclipsée pour se soigner.

La surprise fut donc totale lorsqu'elle est réapparue, deux ans plus tard, sur la tour Eiffel pour la cérémonie d'ouverture des JO de Paris avec une interprétation de l'"Hymne à l'amour" d'Edith Piaf qui l'a élévée au rang d'icône.

L'annonce au printemps de cette nouvelle résidence - 16 concerts d'ici mi-octobre, 10 en mai - produite par le géant américain AEG Presents a mis ses fans en ébullition.

"On ne pensait tout simplement pas qu'elle reviendrait un jour", a confié à l'AFP Chloe Rydquist, une spectatrice londonienne rencontrée devant la salle de concert vendredi.

"Ça va être un moment très émouvant pour elle", a prédit sa femme Katie, qui admire la "tessiture vocale" et la personnalité d'une star "extrêmement drôle". Le couple de trentenaires a donc cassé sa tirelire : deux places pour environ 1.700 euros, hors trajet et hôtel.

Comme elles, des fans convergent de partout, notamment réunis au sein du plus grand fan club de la diva, les Red Heads, repérables à leurs casquettes rouges.

Mélanie, une Vendéenne de 40 ans qui n'a pas souhaité donner son nom, fait partie de cette communauté mondiale née en France. "C'est une passion. On se dit deux places... Et au final on ne se retient pas", a raconté cette femme qui assistera à six concerts.

Devant la boutique officielle, Tamatea, qui n'a pas non plus voulu donner son patronyme, vient de parcourir environ 22.000 kilomètres, depuis Tahiti, pour revoir une artiste qu'elle compare à "un phénix".

- Performance scrutée -

Le show de samedi, devant quelque 30.000 personnes, sera scruté de près, entre la scénographie du designer réputé Willo Perron, les tenues, les morceaux et surtout la capacité de Céline Dion à encore pouvoir les interpréter, alors qu'elle doit se produire les mercredis, vendredis et samedis.

Première artiste féminine à remplir le Stade de France en 1999, elle sait toutefois se préparer aux performances qu'exige son répertoire.

Les fans francophones plébiscitent davantage "Pour que tu m'aimes encore" et "J'irai où tu iras", deux classiques issus de son album "D'eux" (1995), créé avec la complicité de Jean-Jacques Goldman, son auteur-compositeur fétiche. Deux inédits sont par ailleurs sortis en 2026, prélude à un nouvel album.

L'attente et la ferveur ont aussi entraîné leur lot de déçus : décrocher un billet s'est apparenté à un parcours du combattant, avec des tarifs pouvant atteindre plusieurs centaines d'euros, jugés rédhibitoires par certains.

Pour les mettre malgré tout dans l'ambiance de l'événement, la ville de Paris a aussi succombé à la Célinemania : les karaokés ont proliféré et la vasque olympique s'est élevée vendredi soir, notamment auréolée de son prénom, comme pour raviver le souvenir de 2024.

"Paris est toujours aussi magique", a écrit l'artiste sur Instagram.

L.Leclerc--JdCdC