Journal du Club des Cordeliers - Kering, en pleine transformation, renoue avec la croissance au deuxième trimestre

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Kering, en pleine transformation, renoue avec la croissance au deuxième trimestre
Kering, en pleine transformation, renoue avec la croissance au deuxième trimestre / Photo: Hector RETAMAL - AFP/Archives

Kering, en pleine transformation, renoue avec la croissance au deuxième trimestre

Le groupe de luxe français Kering, en pleine phase de transformation, a annoncé mardi des ventes en légère croissance au deuxième trimestre, signe, selon lui, de l'efficacité de sa nouvelle stratégie annoncée il y a quelques mois.

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"À l'échelle du groupe", qui comprend notamment les marques Gucci, Saint Laurent et Balenciaga, "nous constatons les premiers signes tangibles de progrès en matière de désirabilité des marques, de dynamique commerciale et de performance opérationnelle", a fait valoir le directeur général de Kering, Luca de Meo, cité dans le communiqué de la société.

Presque un an après être arrivé à la tête de Kering, le dirigeant a mis en place une série de mesures pour redresser la barre d'un groupe qui naviguait avec peine dans un marché du luxe en plein ralentissement.

Optimisation du réseau de boutiques - 84 magasins ont déjà été fermés -, réduction des stocks, réduction du nombre de sous-traitants, réorganisation en interne ont fait partie de l'équation annoncée mi-avril. Tout comme une accélération dans des activités ayant montré de la résistance à la crise du luxe, telles que la joaillerie.

De début janvier à fin juin, Kering a vu son bénéfice net plonger de plus de 60% pour atteindre 189 millions d'euros, en raison de charges non récurrentes. Il a réalisé sur cette période un chiffre d'affaires de 7,22 milliards d'euros (-3% sur un an mais +1% en données comparables).

Mais la tendance s'est améliorée au deuxième trimestre avec des ventes en hausse de 1% à 3,65 milliards d'euros (+2% en données comparables).

"Le retour à la croissance est une étape importante mais nous sommes encore au début du voyage et nous restons réalistes", a indiqué Luca de Meo lors d'une conférence d'analystes, mardi.

Les ventes de sa marque phare de Kering, Gucci, dont les performances sont très scrutées par le marché en raison de son poids dans le groupe - elle représentait l'an dernier 40% du chiffre d'affaires -, ont continué de se replier au deuxième trimestre, mais moins qu'au premier.

- Endettement réduit -

Le chiffre d'affaires de la marque a ainsi reculé de 3% au deuxième trimestre, à 1,41 milliard d'euros, alors qu'il avait chuté de 14% le trimestre précédent. Gucci, dont le directeur artistique est depuis 2025 Demna Gvasalia, a bénéficié des "lancements réussis" de nouveaux produits.

"Je vois que la nouveauté fonctionne. Je pense que nous faisons la bonne chose", a dit Luca de Meo, notant l'importance pour la marque italienne du marché chinois.

Toutes les régions ont progressé d'un trimestre sur l'autre et la maroquinerie est revenue à la croissance, grâce notamment au succès de nouvelles lignes de sacs, a indiqué la direction financière.

Plus largement, l'activité mode et maroquinerie, incluant Gucci, Saint Laurent, Bottega Veneta, Balenciaga, McQueen, Brioni, a vu ses ventes atteindre 2,95 milliards d'euros au deuxième trimestre (-1% sur un an, stable à périmètre et taux de change comparables).

Kering indique par ailleurs avoir poursuivi sa trajectoire de réduction de la dette, avec un endettement financier à 3,3 milliards d'euros, soit une baisse de 4,7 milliards depuis fin décembre 2025. Il avait pour cela réalisé plusieurs cessions immobilières et vendu sa division beauté à L'Oréal.

Son résultat opérationnel courant est stable, à 921 millions d'euros, soit 12,8% du chiffre d'affaires, contre 12,4% à la même époque l'an dernier. Lors de la présentation de sa stratégie, Luca de Meo avait indiqué vouloir doubler cette marge à moyen terme pour atteindre 22% au moins.

Sur l'ensemble de l'année, "dans un environnement géopolitique et macroéconomique qui demeure incertain", Kering n'avance pas de prévisions chiffrées, mais assure qu'"à mesure qu'(il) progresse dans l’exercice 2026, son objectif demeure de renouer avec la croissance et d’améliorer sa profitabilité".

B.Brun--JdCdC