La Bourse de Paris recule, pénalisée par la remontée des taux et du pétrole
La Bourse de Paris a terminé en baisse mardi, pénalisée par la remontée des taux d'intérêt, les craintes d'un regain d'inflation lié à la hausse des prix du pétrole et le contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient.
L'indice CAC 40 a terminé sur un recul de 0,39% à 8.301,85 points. à 8.301,85 points. La veille, l'indice vedette de la Bourse de Paris avait terminé en baisse de 0,79% à 8.334,50 points.
Le regain de tensions entre les États-Unis et l'Iran contribue "à reconstituer une partie de la prime de risque sur le pétrole, ravivant les inquiétudes quant aux conséquences d'une hausse des prix de l'énergie à la fois sur la croissance et sur l'inflation", explique Daniela Hathorn, analyste pour Capital.com.
Le pétrole Brent, la référence mondiale, évolue actuellement autour des 92 dollars le baril.
"Le regain de volatilité sur les marchés d'actions est totalement attribuable à cette question des taux" qui remontent avec la crainte d'un choc inflationniste, estime Alexandre Baradez, responsable de l'analyse marché chez IG France.
L'inflation a d'ailleurs grimpé en août à son niveau le plus élevé depuis trois ans au sein de la zone euro, en raison de la remontée des prix de l'énergie liée au conflit au Moyen-Orient, confortant les attentes d'un nouveau tour de vis de la Banque centrale européenne (BCE) la semaine prochaine.
Et les taux français augmentent plus fortement que ses homologues dans l'UE, notamment l'Allemagne, explique l'expert d'IG.
L'emprunt à 10 ans français s'affichait à près de 4,21% mardi soir contre 4,17% lundi à la clôture, et le Bund allemand évoluait à 3,34% environ contre 3,32% la veille.
- L'industrie à la peine -
"Les secteurs sensibles aux coûts de l'énergie perdent du terrain", souligne Alexandre Baradez.
La hausse des prix du pétrole pèse en effet sur les valeurs industrielles pour qui l'énergie reste un important poste de dépenses.
Côté constructeurs automobile, Stellantis a perdu 2,60% à 4,64 euros, et Renault a lâché 2,39% à 29,01 euros.
Saint-Gobain a reculé de 2,35% à 76,48 euros et ArcelorMittal a cédé 0,56% à 63,74 euros.
Au contraire, la hausse des prix du brut dope les perspectives de bénéfices des groupes pétroliers comme TotalEnergies (+2,75%, à 77,61 euros) ou Maurel & Prom (+1,64% à 8,05 euros).
- Le luxe voit rouge -
Les valeurs du luxe s'affichent également en nette baisse, "toujours par rapport au contexte géopolitique qui se tend en Iran, ce qui complique les ventes" dans une région clé, note Alexandre Baradez.
Kering a perdu 2,70% à 247,20 euros, Hermès a lâché 2,44% à 1.542,50 euros, LVMH a cédé 1,83% à 445 euros et L'Oréal 1,39% à 379,35 euros.
M.Marchal--JdCdC