Journal du Club des Cordeliers - Ligue des champions: l'Atlético refroidit le Barça et prend l'avantage

Euronext
AEX 3.22% 1003.2
BEL20 3.56% 5392.71
PX1 4.49% 8263.87
ISEQ 6.23% 12844.24
OSEBX -2.77% 2022.97 kr
PSI20 0.89% 9450.19
ENTEC -0.41% 1416.23
BIOTK 2.74% 3926.73
N150 2.76% 4048.95
Ligue des champions: l'Atlético refroidit le Barça et prend l'avantage
Ligue des champions: l'Atlético refroidit le Barça et prend l'avantage / Photo: Josep LAGO - AFP

Ligue des champions: l'Atlético refroidit le Barça et prend l'avantage

A onze contre dix dès la fin de la première mi-temps, l'Atlético Madrid a puni le FC Barcelone mercredi au Camp Nou (2-0), plaçant le géant catalan dans l'obligation de réussir une nouvelle "remontada" en quart de finale retour de la Ligue des champions.

Taille du texte:

Si ce n'est pas une "bête noire", cela commence, vraiment, à y ressembler.

Bien aidés par l'expulsion du jeune défenseur catalan Pau Cubarsi, les Colchoneros, habitués aux braquages et aux exploits sur la scène européenne, ont réduit au silence la mythique enceinte barcelonaise - encore en travaux - et pris un bel avantage pour rejoindre le dernier carré.

Il leur faudra pour cela résister, mardi prochain au Metropolitano, et ne pas exploser en vol comme lors de la demi-finale retour de Coupe du Roi (défaite 3-0 après une démonstration à l'aller 4-0), pour éliminer à nouveau l'ogre catalan, comme en 2014 et en 2016.

Mais ce premier succès au Camp Nou depuis 2006 du club rojiblanco, le premier depuis que Simeone est sur son banc, vaut bien de l'or pour lui comme pour l'attaquant français Antoine Griezmann, qui rêve de quitter l'Atlético avec un trophée en fin de saison.

- Alvarez et Sorloth éteignent le Camp Nou -

Les deux équipes, qui s'affrontaient mercredi pour la cinquième fois cette saison, se connaissent par cœur. Voir le Barça presser, mettre la main sur le match dès les premières secondes, et l'Atlético défendre à cinq ou six, n'avait donc rien d'une surprise.

En l'absence du Brésilien Raphinha, c'est l'ailier anglais Marcus Rashford, son remplaçant à gauche, qui s'est chargé d'emmener l'attaque barcelonaise.

Systématiquement recherché par ses coéquipiers, le joueur prêté par Manchester United, auteur de la première frappe du match, captée par le gardien adverse Juan Musso (2e), a rapidement eu l'occasion de donner l'avantage aux Blaugranas après une passe ratée de Giuliano Simeone, mais il a buté sur le portier argentin (4e).

Souvent acculés, les hommes de Diego Simeone se sont, comme souvent, projetés vite et bien, et l'Argentin Julian Alvarez, parti dans le dos du jeune Gerard Martin, a poussé le gardien catalan Joan Garcia à une première intervention (6e).

De l'autre côté, Yamal a fait de sérieux dégâts mais pêché dans le dernier geste, tout comme Rashford (14e, 16e, 30e), qui a bien cru ouvrir le score, enfin (18e). Mais le but a finalement été refusé pour un hors-jeu de Yamal au départ de l'action.

Le jeune gaucher de 18 ans a alors tenté le coup seul, s'est joué de trois joueurs à l'entrée de la surface, mais il est tombé sur Robin Le Normand, son coéquipier avec la Roja, auteur d'un énorme match en défense (32e), et a ensuite été contré de justesse par le Slovaque David Hancko (38e).

Un manque d'efficacité qui a fini par coûter cher aux Catalans, réduits à dix alors qu'ils avaient le match en main après une faute de Cubarsi sur Simeone qui filait au but (44e) et douchés sur le coup franc qui suivait par un coup de patte génial d'Alvarez (45e, 1-0).

Un scénario rappelant la situation similaire il y a deux ans, à Montjuic, face au PSG, lorsque Ronald Araujo avait laissé les siens à dix après une faute maladroite sur Bradley Barcola.

Preuve que ce Barça, si emballant offensivement mais toujours friable défensivement, voit son approche sanctionnée lorsqu'il n'est pas capable de transformer ses occasions en buts.

Avec les entrées des énergiques Gavi et Fermin Lopez, le champion d'Espagne en titre a poussé pour revenir et continué à presser, mais il a fini par se faire punir par l'inévitable Alexander Sorloth à la réception d'un centre de Ruggeri, lancé par Griezmann (70e, 2-0). Un coup de poignard, et une nouvelle "leçon" pour les hommes d'Hansi Flick.

C.Chevalier--JdCdC