Dr Jean-Baptiste Perney : L'IA e-sensia au service des urgences
Fondateur de la start-up e-sensia, le Dr Jean-Baptiste Perney a développé une intelligence artificielle capable d'analyser la voix des patients en situation de détresse. Cette solution, déjà déployée chez SOS Médecins Paris, vise à mieux identifier les urgences médicales grâce aux signaux vocaux.
Le Dr Jean-Baptiste Perney, médecin généraliste au sein du réseau SOS Médecins et fondateur de la start-up e-sensia, a partagé avec « Le Quotidien » les motivations qui l'ont conduit à créer une solution technologique pour le secteur de la santé. Son parcours entrepreneurial trouve son origine dans une conversation avec un ami entrepreneur dans le domaine de la biothérapie.
« Un ami avait monté une boîte de biothérapie, il m’avait toujours dit qu'à l’instant où il aurait un produit sur le marché, il soignerait plus de patients que moi. Et cela m’est resté ! », se remémore le Dr Perney. Cette ambition d'élargir son impact au-delà du cabinet médical individuel a motivé le développement d'e-sensia.
Cette application repose sur une intelligence artificielle conçue pour analyser la voix des patients lorsqu'ils contactent les services d'urgences. L'objectif est d'évaluer leur état de détresse à travers les paramètres vocaux. La solution a été mise en œuvre concrètement au sein de SOS Médecins Paris, permettant aux professionnels de santé de bénéficier de ces données pour orienter leurs interventions.
Dans le cadre d'une série consacrée aux médecins entrepreneurs, « Le Quotidien » interroge régulièrement des praticiens ayant franchi le pas de la création d'entreprise. Le Dr Perney y détaille les étapes clés de son développement et met en garde contre les erreurs fréquentes, telles que la gestion du financement initial ou les points de vigilance essentiels lors du lancement.
Cette initiative s'inscrit dans un contexte où le secteur de la santé fait face à des défis structurels importants. Parallèlement, la Cnam travaille à renforcer la vaccination des personnes âgées dans les hôpitaux et les Ehpad via un financement dédié. Par ailleurs, la Fédération de l'hospitalisation privée alerte sur la situation financière de la moitié des cliniques privées, tandis que 2 300 lits ont été fermés en 2024, marquant une progression continue de l'hospitalisation partielle.
R.Roger--JdCdC